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La porte vers l'immortalité

La porte vers l'immortalité

Paris et son proche entourage, le coeur gigantesque battant de la France, où les cultures de tous les continents se mélangent comme le sang. C'est un endroit où les diverses rencontres et réunions nombreuses ont lieu à chaque moment, un endroit où le monde extérieur globalisé en sa forme actuelle influence les micro-mondes de ses habitants, un endroit où dans chaque moment naît et meurt une multitude des histoires ordinaires et incroyables qui se déroulent dans le monde extérieur mais aussi dans les mondes intérieurs, les mondes intimes, dans le monde de chacun de nous. C'est un endroit avec un grand nombre des portes qui séparent apparemment les micro-mondes avec ses histoires dont les portes sont devenues les témoins silencieux et qui interconnectent facilement ces mondes-ci. C'est un endroit où le peintre František Janula a trouvé son domicile et son atelier à la fin des années soixante. C'est là où la porte nous aide à créer nos propres mondes, nos propres microcosmes, un endroit où les microcosmes naissent, se modernisent et même disparaissent sans cesse.

Il y a beaucoup des portes qui se trouvent grâce aux changements à la fin de la période durant laquelle elles exerçaient leur fonction, à la fin de la période durant laquelle nos mondes intérieurs s'interconnectaient, sans que nous réalisions qu'elles même ont leur propre histoire qui a commencé déjà dans le passé quand elles ont vécu comme les arbres qui créent le paysage et qui ainsi créent leur propre monde jusqu'àu moment quant l'homme a pris la décision de finir leurs vie. Il les a attaqué avec diverses outils, et a intérrompu leurs vie finissant leur propre histoire. D’autres outils se sont plongés dans le bois de la porte objet utilitaire, qui a interconnecté les mondes, ainsi transformé, pendant plusieurs décennies, mais peut-être pendant des siècles jusqu'àu moment où ils se sont trouvées unitules, comme les ruines, les déchets dans la rue avec ses mondes qui attendent la modernisation.

Et c'est ici que commence leur histoire. Ils y restent couchés, disponibles et libres au dépôt dans la rue devant les maisons qui sont en cours de modernisation en attendant leur fin avec leur propre histoire de la naissance, dont les traces et empreintes sont marquées sur les surfaces qui ont été tournées envers nos micro-mondes. On ne peut pas passer sans les remarquer parce que leur surface ressemble aux toiles préparés à la peinture, comme si le temps a déjà commencé le processus de création. Le peintre Janula passe devant eux chaque jour en allant dans son l'atelier et il décide de les utiliser pour sa création sans hésiter. Il ne les utilise de manière que l'on allait supposer chez le peintre et il n'echaîne pas comme tant d'autres qui avaient déjà utilisé les "panneaux de bois" avant lui beaucoup de fois. Il poursuit son chemin et il démontre son caractère et sa personnalité unique (analogiquement comme dans le carton ondulé). Il n'a pas peur de risquer. Il prend des outils dans ses mains (la scie, la perceuse électrique) qui entrent de nouveau dans leur corps en dépouillant leur monde intérieur, leur structures et les formes cachés jusqu'à présent. Ensuite, il complète le monde dénudé des portes par d’autres objets apparemment inutilisables. Ce sont les objets de la période actuelle, les objets et les débris du présent. Ainsi leur nouveau visage est crée, c'est une nouvelle expression, un nouveau tableau à la base du relief que le peintre ensuite complète par la palette de ses couleurs et les morceaux des miroirs qui nous permettent d'entrer dans le tableau à n'importe quelle époque et devenir sa partie constituante. Le peintre est en train de créer un nouveau tableau, une nouvelle connection du monde intérieur des portes avec le monde intérieur du peintre qu’il présente au spectateur. C'est ainsi que l'on arrive à une métamorphose incroyable des portes apparemment disparues dans le temps et leur nouvelle interconnection de leur propre passé profond avec le monde intérieur du peintre dans notre monde globalisé. Et c'est ainsi que l'on arrive à leur résurrection qui les retourne dans notre monde. Les portes apparemment disparues enfin revivent dans la conception de Janula comme une oeuvre d'art qui interconnecte les profondeurs menant du moment présent à l'avenir et à l'immortalité.

Karel Sedláček, 2012

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